Of Myths And Legends

Of Myths And Legends Spitz japonais

Spitz japonais

Présentation de l'élevage

Présentation de l'élevage

Notre petit elevage familial de spitz japonais a débuté en 2023 . Après 10 années dans le berger des shetland , nous nous sommes orienté vers une race japonaise avec qui, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la race. 

Nous mettons un point d'honneur sur la qualité et SOURTOUT  la santé de nos chiens. Aucun chien de notre elevage reproduit sans tests de santé faient et faisables. 

Bien que le spitz japonais soit un chien polyvalent en tout point, il est important que les futurs adoptants aient un rythme de vie qui soit compatible pour accueillir un de nos bébés. 

Pour les plus curieux,  nous sommes régulièrement présents durant les événements expositions canine dans la région pays de la Loire et autour , où vous pourrez voir nos chiens. 

Description de la race

Description de la race

Standard de race

 

UTILISATION : Chien de compagnie.

CLASSIFICATION FCI : Groupe 5 Chiens de type Spitz et de type primitif.

 Section 5 Spitz asiatiques et racesapparentées. Sans épreuve de travail.

BREF APERCU HISTORIQUE : On pense que le Spitz japonais descend du grand Spitz allemand de couleur blanche qui a été introduit au Japon vers 1920 après avoir traversé le continent sibérien et le nord-est de la Chine. Vers 1921, cette race a été présentée pour la première fois à une exposition à Tokyo. Par la suite, en 1925, deux couples de grands Spitz blancs furent importés du Canada, puis, jusque vers 1936, de tels chiens furent importés du Canada, des USA, de l’Australie et de la Chine. Leur descendance fut finalement l’objet de croisements en vue d’améliorer la race. Après la seconde guerre mondiale, en 1948, un standard unifié de la race fut établi par le Kennel Club japonais ; ce standard est resté en vigueur jusqu’ici.

ASPECT GENERAL : Chien doté d’une robe abondante d’un blanc pur, au museau pointu, aux oreilles triangulaires dressées et à la queue en panache portée sur le dos ; de constitution robuste, il est bien proportionné dans son ensemble. Son harmonieuse beauté suscite l’allant et la dignité qui lui sont propres et exprime l’élégance.

PROPORTION IMPORTANTE : Le rapport entre la hauteur au garrot et la longueur du corps est de 10 :11. FCI-St. N° 262 / 16. 06. 19993COMPORTEMENT /

CARACTERE : Intelligent, gai, très éveillé. Les chiens bruyants ne sont pas tolérés.

TETE : La tête, dans ses dimensions, est proportionnée au corps ; elle est modérément large et arrondie.

REGION CRANIENNE : Crâne : Le front est modérément développé. La partie postérieure du crâne est la plus large. Stop : Marqué.

REGION FACIALE : Truffe : Petite, ronde et noire. Museau : Pointu, avec extrémité légèrement arrondie, bien proportionné. Lèvres bien serrées et de préférence noires. Mâchoires/dents : Dents blanches et fortes ; articulé en ciseaux. Yeux : Modérément grands, en forme d’amande, en position légèrement oblique, de couleur foncée. Bords des paupières noirs. Oreilles : Attachées haut, petites, triangulaires, dressées, tournées vers l’avant et pas trop écartées.

COU : Modérément long, muscles bien développés.

CORPS : Garrot : Haut. Dos : Droit et court. Région lombaire : Large. Poitrine : Large et bien descendue ; côtes bien cintrées. Ligne du dessous et ventre : Bien relevé.

QUEUE : Attachée haut, modérément longue, portée sur le dos.

MEMBRESMEMBRES ANTERIEURS : Vue d’ensemble : Epaules obliques, avant-bras droits, coudes bien au corps. FCI-St. N° 262 / 16. 06. 19994

Pieds antérieurs : Pieds de chat. Coussinets épais, de préférence de couleur noire, de même que les ongles.

MEMBRES POSTERIEURS : Vue d’ensemble : Musclés, angulation modérée du grasset et du jarret. Pieds postérieurs : Pieds de chat. Coussinets épais, de préférence de couleur noire, de même que les ongles.

ALLURES : Vives et actives.

ROBEQualité du poil : Poil de couverture droit et écarté, sous-poil court, doux et dense. Sur la face, les oreilles, la partie antérieure des avantbras et sur les métatarses le poil est court ; tout le reste est recouvert d’un poil long et abondant ; le cou, les épaules et le poitrail présentent un magnifique jabot ; la queue présente également des poils longs et abondants, en forme de panache. Couleur du poil : Blanc pur.

TAILLE : Hauteur au garrot : Pour les mâles 30-38 cm. Les femelles sont légèrement plus petites que les mâles. 

DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien être du chien. • Prognathisme inférieur ou supérieur. • Queue fortement enroulée. • Sujet craintif ; sujet bruyant.

DEFAUTS ENTRAINANT L’EXCLUSION: • Chien agressif ou peureux. • Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié. • Oreilles tombantes. FCI-St. N° 262 / 16. 06. 19995• Queue non portée sur le dos. N.B.: • Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum. • Seuls les chiens sains et capables d’accomplir les fonctions pour lesquelles ils ont été sélectionnés, et dont la morphologie est typique de la race, peuvent être utilisés pour la reproduction.   FCI-St. N° 262 / 16. 06. 1999

Standard de race

Tarif et réservation

Tarif et réservation

Nos chiots sont élevés en famille avec les autres chiens de l'élevage et en maison avec jardin. 

Ils ne peuvent quitter l'élevage avant leur 10 semaines de vie.

Nous ne faisons pas de réservation sur photo. Venir à l'élevage est indispensable pour voir et choisir le chiot qui vous conviendra le plus. Vous verrez automatiquement sur place la maman accompagné de ses petits.

Attention avant 4 semaines de vie, il ne vous sera pas possible de toucher les chiots pour raison sanitaire. 

Et si vous avez visité un autre elevage dans les 15 jours précédents,  il ne vous sera malheureusement pas possible de visiter l'élevage .

Pour adopter un chiot, les prix peuvent varier en fonction du mariage,  du sexe du chiot, de l'âge et de son orientation ( compagnie ou elevage).

Pour un mâle entre 1300 et 2000 euros

Pour une femelle entre 1500 et 2500 euros.

Le prix de chaque chiot sera marqué sur sa fiche et n'est pas négociable. 

Pour les futurs adoptants qui vivent en dehors de France, les conditions et tarifs peuvent être différents en fonction du Pays. 

 

Nous contacter pour plus de renseignements 

Pourquoi un tel prix pour un chien

Pourquoi un tel prix pour un chien

Pourquoi un chiot Spitz japonais coûte-t-il 1 800 € ou plus ?

 

Derrière le prix d’un chiot, il y a bien plus qu’une simple vente.

 

Lorsqu’on envisage d’accueillir un Spitz japonais, il est légitime de s’interroger sur son prix. Pourquoi certains chiots sont-ils proposés à 800 €, tandis que d’autres sont vendus à 1 800 € ?

 

La différence ne se résume pas à un chiffre, à une couleur de robe ou à l’apparence d’un chiot. Elle peut refléter des choix d’élevage, un investissement important, des exigences sanitaires, du temps consacré aux animaux et une volonté de privilégier la qualité de vie, la santé et l’équilibre des chiots.

 

Un chiot n'est pas un produit fabriqué à la chaîne. C'est un être vivant dont les premières semaines de vie contribuent à construire son avenir.

 

1. La sélection des reproducteurs : un investissement sur plusieurs années

 

Un élevage responsable commence bien avant la naissance des chiots.

 

Choisir des reproducteurs ne consiste pas simplement à posséder un mâle et une femelle. Il faut s'intéresser à leur santé, leur tempérament, leur morphologie, leur conformité au standard de la race et aux caractéristiques que l'on souhaite transmettre aux générations suivantes.

 

Cela implique notamment :

 

- L'achat de reproducteurs de qualité, parfois issus de lignées sélectionnées sur plusieurs générations.

- Le suivi vétérinaire et les examens de santé pertinents pour la race et les lignées.

- La recherche de mariages cohérents, en tenant compte de la généalogie, de la consanguinité et des risques héréditaires.

- Le maintien de chiens adultes en bonne santé, même lorsqu'ils ne sont pas ou plus destinés à la reproduction.

- La participation éventuelle à des expositions canines et à des démarches de sélection permettant d'évaluer les chiens.

 

Ces investissements représentent des milliers d'euros sur plusieurs années. Ils ne disparaissent pas parce qu'une portée est née.

 

2. La reproduction : des frais et des risques réels

 

Une gestation ne garantit ni une mise bas facile, ni une portée nombreuse, ni même la survie de tous les chiots.

 

L'éleveur doit assumer :

 

- Le suivi de gestation et les consultations vétérinaires.

- Les échographies et autres examens nécessaires.

- L'alimentation adaptée de la mère.

- La préparation de la mise bas et le matériel approprié.

- Les éventuelles urgences vétérinaires, qui peuvent survenir la nuit, le week-end ou les jours fériés.

- Les complications pouvant nécessiter une césarienne, une hospitalisation ou des soins intensifs.

- Les soins supplémentaires lorsque la mère ou les chiots rencontrent des difficultés.

 

Une césarienne, une hospitalisation ou une portée nécessitant une surveillance intensive peut considérablement augmenter le coût d'une naissance.

 

Et lorsque les frais augmentent, le nombre de chiots ne change pas forcément. Une portée de deux chiots peut ainsi engendrer des dépenses comparables à celles d'une portée plus nombreuse.

 

Le risque financier fait partie intégrante de l'élevage responsable. Il ne peut pas être effacé des comptes simplement parce qu'une naissance s'est bien terminée.

 

3. Les premières semaines : une présence quotidienne indispensable

 

Une fois les chiots nés, le travail ne fait que commencer.

 

Les premières semaines exigent une surveillance attentive, des contrôles réguliers et une disponibilité importante. Il faut suivre la croissance, vérifier que chaque chiot s'alimente correctement, surveiller son état général et réagir rapidement au moindre signe inquiétant.

 

Les dépenses comprennent notamment :

 

- Les consultations vétérinaires de la mère et des chiots.

- Les traitements prescrits lorsqu'ils sont nécessaires.

- Les vermifugations adaptées.

- L'identification obligatoire des chiots avant leur cession.

- Les vaccinations et les examens recommandés selon leur âge et leur situation.

- Le matériel d'hygiène, les produits de nettoyage et la désinfection.

- Le linge, les couchages, les parcs de mise bas et les équipements de sécurité.

- Une alimentation de qualité adaptée aux besoins de la mère allaitante et des chiots.

 

Il faut également prévoir les imprévus : un chiot qui nécessite des soins supplémentaires, une mère qui ne produit pas suffisamment de lait ou une alimentation de substitution.

 

Ces dépenses sont indispensables au bien-être animal. Elles ne constituent pas des options que l'on devrait supprimer pour afficher un prix plus attractif.

 

4. La socialisation : du temps, de la patience et de l'expérience

 

Un chiot ne doit pas seulement être nourri et soigné. Il doit aussi être préparé à sa future vie de famille.

 

Un élevage consciencieux lui permet de découvrir progressivement les sons du quotidien, les manipulations, les différentes surfaces, les interactions humaines et, lorsque cela est approprié, les autres animaux.

 

Cette socialisation demande :

 

- Du temps consacré individuellement aux chiots.

- Une observation attentive de leur comportement.

- Un environnement propre, sécurisé et stimulant.

- Des manipulations positives et adaptées à leur développement.

- Une préparation progressive aux changements qu'ils rencontreront dans leur futur foyer.

 

Le but n'est pas de garantir un chien parfait, car chaque individu possède son propre tempérament. Il s'agit de lui donner les meilleures bases possibles pour devenir un compagnon équilibré.

 

Ce travail quotidien a une valeur réelle, même s'il ne figure sur aucune facture.

 

5. Les charges d'un élevage professionnel

 

Le prix d'un chiot ne correspond pas directement au bénéfice de l'éleveur.

 

Un élevage doit supporter des charges qui existent même lorsqu'aucun chiot n'est vendu :

 

- L'alimentation de tous les chiens adultes.

- Les frais vétérinaires courants et les soins imprévus.

- Les assurances et les frais liés à l'activité.

- L'entretien des locaux, des clôtures et des espaces de vie.

- L'eau, l'électricité, le chauffage et la ventilation.

- Les produits d'entretien et de désinfection.

- Le matériel, son renouvellement et les réparations.

- Les frais administratifs, comptables et les obligations réglementaires.

- Les cotisations sociales et les impôts applicables à l'activité.

- Les déplacements, notamment pour les rendez-vous vétérinaires.

- Le renouvellement raisonné des lignées et l'entretien des chiens retraités.

 

À cela s'ajoute le temps de travail : nettoyage, nourrissage, surveillance, soins, démarches administratives, échanges avec les familles, conseils avant l'adoption et accompagnement après le départ du chiot.

 

Les congés sont parfois compliqués à organiser. Une mise bas peut nécessiter une surveillance permanente, et les urgences ne préviennent pas.

 

Il faut donc comprendre une chose essentielle : 1 800 € de prix de vente ne signifient pas 1 800 € de bénéfice.

 

Le revenu réel ne peut être évalué qu'après déduction de l'ensemble des dépenses, des charges et des cotisations, en tenant compte du temps de travail et des éventuelles complications.

 

6. Pourquoi faut-il se méfier d'un chiot vendu 800 € ?

 

Un prix de 800 € peut légitimement susciter des questions, particulièrement pour un Spitz japonais issu d'un élevage qui affirme réaliser une sélection rigoureuse et assurer un suivi complet.

 

Mais soyons précis : un prix bas ne prouve pas, à lui seul, qu'un éleveur est malhonnête. Les coûts varient selon les situations, les portées, les investissements déjà réalisés et le modèle d'élevage.

 

En revanche, lorsqu'un tarif très bas s'accompagne d'un manque de transparence, de conditions de vie insuffisantes ou de soins négligés, il est nécessaire de s'interroger.

 

Comment un élevage peut-il financer durablement une sélection sérieuse, des soins vétérinaires adaptés, une alimentation de qualité, une socialisation attentive et toutes ses charges si ses recettes ne couvrent pas ses dépenses ?

 

Plusieurs explications sont possibles : des coûts réellement différents, une activité complémentaire, des investissements antérieurs déjà amortis ou, dans certains cas, des économies réalisées au détriment du bien-être animal.

 

Ce sont les pratiques réelles qu'il faut examiner.

 

Un futur propriétaire devrait notamment se demander :

 

- Puis-je rencontrer la mère et observer les conditions de vie des chiots ?

- L'éleveur est-il transparent sur l'identification, les origines et les documents obligatoires ?

- Quels examens de santé sont réalisés sur les reproducteurs, et quels en sont les résultats ?

- Les chiots sont-ils correctement suivis par un vétérinaire ?

- Ont-ils bénéficié d'une socialisation adaptée ?

- L'éleveur prend-il le temps de répondre aux questions et de conseiller les familles ?

- Existe-t-il un véritable suivi après le départ du chiot ?

 

Un tarif attractif ne doit jamais remplacer ces vérifications.

 

Le véritable problème n'est pas qu'un chiot coûte 800 €. C'est qu'un prix artificiellement bas puisse être rendu possible par des économies faites sur la santé, les conditions de vie ou les besoins fondamentaux des animaux.

 

Les éleveurs qui négligent ces aspects pour multiplier les portées ou vendre rapidement leurs chiots nuisent aux animaux, aux familles et à la crédibilité de toute la profession.

 

7. Que représente réellement un prix de 1 800 € ?

 

Un prix de 1 800 € doit pouvoir être expliqué par la réalité du travail et des dépenses engagées.

 

Il contribue à financer un ensemble de responsabilités : la sélection des reproducteurs, leur entretien, le suivi des gestations, les soins de la mère et des chiots, l'alimentation, l'hygiène, la socialisation, les infrastructures et les charges de l'activité.

 

Il faut également tenir compte des portées qui ne se déroulent pas comme prévu, des chiots nécessitant des soins particuliers et des périodes sans naissance ni vente.

 

Cela ne signifie pas que tous les élevages facturant 1 800 € proposent automatiquement la même qualité. Un tarif élevé n'est pas, à lui seul, une garantie de sérieux. La transparence, les pratiques d'élevage et le bien-être des animaux doivent toujours être vérifiés.

 

Le prix doit donc être cohérent avec le travail réalisé, et non simplement justifié par un discours commercial.

 

8. Choisir un éleveur, c'est choisir bien plus qu'un chiot

 

L'achat d'un Spitz japonais est un engagement sur de nombreuses années. Il implique des dépenses futures, des soins, de l'éducation, du temps et une responsabilité envers un animal qui dépendra de sa famille.

 

Le prix d'achat ne devrait jamais être le seul critère de décision.

 

Il est préférable de prendre le temps de choisir un éleveur qui connaît ses chiens, qui sélectionne ses reproducteurs avec discernement, qui respecte les besoins des chiots et qui reste disponible pour accompagner les familles.

 

Un chiot moins cher n'est pas nécessairement moins bien élevé. Un chiot plus cher n'est pas nécessairement mieux élevé. Ce qui compte, c'est ce qui se cache derrière le prix.

 

Notre philosophie

 

Chez Of Myths and Legends, nous considérons que l'élevage ne consiste pas simplement à faire naître et à vendre des chiots. Il s'agit d'un engagement envers la race, les animaux que nous faisons naître et les familles qui nous font confiance.

 

Nous estimons que chaque chiot mérite des conditions de développement adaptées, des soins attentifs, une socialisation réfléchie et un départ dans la vie préparé avec sérieux.

 

Notre objectif n'est pas de proposer le prix le plus bas. Il est de travailler dans le respect de nos chiens, de leurs besoins et de nos responsabilités.

 

Parce qu'un chiot n'a pas de prix en tant qu'être vivant, mais que son élevage a un coût bien réel.

 

Choisir un élevage, ce n'est pas seulement acheter un Spitz japonais. C'est aussi choisir les conditions dans lesquelles il a grandi, les soins dont il a bénéficié et les personnes qui ont veillé sur lui avant son arrivée dans votre foyer.

 

La question n'est donc pas uniquement : « Combien coûte ce chiot ? »

 

La véritable question est : « Qu'a-t-on fait pour lui offrir le meilleur départ possible dans la vie ? »

 

9. Le revers de la médaille : la colère et la blessure d'une éleveuse

 

Derrière ce débat sur les prix, il y a aussi une réalité humaine dont on parle trop peu : celle des éleveurs qui s'investissent corps et âme dans leur travail et qui voient leurs efforts dévalorisés par une concurrence qui casse les prix.

 

Je ne vais pas prétendre que cette situation ne me touche pas. Elle me blesse, elle m'énerve et, parfois, elle me met profondément en colère.

 

Lorsqu'on choisit de faire les choses sérieusement, qu'on investit dans ses chiens, qu'on assume les frais vétérinaires, les imprévus, les nuits écourtées, les inquiétudes et toutes les responsabilités qui accompagnent une portée, il est difficile de voir des chiots proposés à des prix défiant toute concurrence, comme si toutes ces contraintes n'existaient pas.

 

Derrière chaque portée, il y a des heures de travail invisibles, des sacrifices personnels, des dépenses parfois considérables et des décisions qui ne sont jamais prises à la légère. Il y a aussi l'attachement à nos chiens, la peur lorsqu'une gestation se complique, l'angoisse face à un problème de santé et le soulagement lorsque tout se passe bien.

 

Tout cela a une valeur, même si cette valeur ne se voit pas sur une annonce de vente.

 

Ce qui me met en colère, ce n'est pas qu'un autre éleveur puisse proposer un tarif différent du mien. Chacun a son fonctionnement, ses charges et ses choix. Ce qui me révolte, c'est de voir le travail des éleveurs consciencieux tiré vers le bas, comme si le seul critère qui devait compter était le prix le plus bas.

 

Comment expliquer à une famille que 1 800 € correspondent à un véritable investissement dans un élevage, lorsque quelques annonces affichent 800 € pour un chiot de la même race ? Comment faire comprendre que derrière une différence de prix peuvent se cacher des réalités très différentes, alors que, pour beaucoup de personnes, les chiots finissent malheureusement comparés comme de simples marchandises ?

 

C'est profondément décourageant.

 

À force de casser les prix, on finit par donner l'impression que celui qui demande un tarif cohérent avec son travail abuse, tandis que celui qui vend moins cher serait forcément plus honnête ou plus accessible. Or, le prix seul ne prouve ni le sérieux ni le manque de sérieux d'un élevage.

 

Je refuse que le travail consciencieux soit assimilé à une volonté de s'enrichir sur le dos des animaux. Je refuse également que l'on oublie les frais, les risques et le temps nécessaires pour élever correctement une portée.

 

Je ne demande pas que tous les éleveurs pratiquent le même prix. Je demande que notre travail soit respecté et que les futurs propriétaires apprennent à regarder au-delà d'un chiffre.

 

Oui, je suis en colère contre cette course au prix le plus bas lorsqu'elle se fait au détriment de la reconnaissance du travail d'élevage. Oui, je suis blessée lorsque des années d'investissement, de sélection et d'engagement semblent ne plus compter face à une simple différence de tarif.

 

Mais je continuerai à défendre ma vision de l'élevage. Je préfère expliquer mes choix, assumer mes prix et rester fidèle à mes exigences plutôt que de participer à une course qui ferait du prix le seul argument de vente.

 

Parce que mes chiens ne sont pas des marchandises. Parce que les chiots que je fais naître méritent que l'on prenne le temps de bien faire les choses. Et parce que les familles qui me font confiance méritent, elles aussi, de savoir ce qui se trouve derrière le prix qu'elles paient.

 

Je peux entendre qu'un budget soit une limite pour une famille. Je peux comprendre que chacun fasse ses choix. Mais je ne peux pas accepter que le sérieux, le temps, les sacrifices et les responsabilités d'un éleveur soient systématiquement dévalorisés au nom d'un prix toujours plus bas.

 

Mon objectif n'est pas de vendre moins cher que les autres. Mon objectif est de pouvoir continuer à élever avec conscience, exigence et respect pour mes chiens.

 

Et je voudrais simplement que cela puisse encore avoir de la valeur aux yeux des gens.